Prothèse totale de hanche

Pourquoi ai-je mal à la hanche ?

Il existe pleins de raisons. Après 50 ans, la cause la plus fréquente est l’arthrose de hanche, ou coxarthrose, qui correspond à l’usure du cartilage entre le fémur et le bassin (Fig 1). La hanche peut également être douloureuse en cas de rhumatisme articulaire, de nécrose, de traumatisme, de tendinite, de tumeurs. Une consultation permet d’établir le diagnostic.

Il existe des arthroses de hanche dite primitive (qui viennent avec le temps) et d’autres secondaires qui sont liés à une morphologie particulière de la hanche, des traumatismes (fractures/luxations), des maladies particulière (ostéonécrose, troubles métaboliques,…).

La douleur liée à l’arthrose peut être permanente ou évoluer par poussées. Elle est en général localisée dans le pli de l’aine mais peut parfois être trompeuse avec une douleur au genou. Elle s’accompagne souvent d’une raideur avec une boiterie associée.

L’évolution en l’absence de traitement, est la persistance ou l’aggravation des douleurs qui deviennent de plus en plus invalidantes dans la vie quotidienne voire la nuit. Les conséquences sont des difficultés pour marcher, se chausser, pour faire les escaliers, ou conduire sa voiture. Une restriction des déplacements et des activités peut avoir un retentissement sur votre qualité de vie.

Le traitement de première intention de l’arthrose de hanche est médical (règles hygièno diététiques, antalgiques, infiltrations). Lorsque le traitement médical n’est plus efficace, une chirurgie avec remplacement de l’articulation par une prothèse totale de hanche est possible.

Photo de 2 personnes qui marchent

Quel bilan faut-il réaliser ?

Un bilan radiographique complet est réalisé pour confirmer le diagnostic d’arthrose de hanche.

Une consultation chez un médecin anesthésiste de la clinique sera nécessaire avant l’opération. Elle devra être précédé d’un bilan cardiologique et d’une prise de sang.

En cas de problème dentaire ou urinaire, un bilan complémentaire peut être également prescrit afin de rechercher un foyer infectieux qui devra être traitée avant l’intervention pour éviter toute contamination de la prothèse.

Fig 1 : radio normale de hanche (gauche) / arthrose de hanche (droite)
Fig 1 : radio normale de hanche (gauche) / arthrose de hanche (droite)

En quoi consiste l’intervention ?

La prothèse totale de hanche (PTH) est une opération qui consiste à remplacer le cartilage usé de l’articulation de la hanche (cotyle du bassin et tête du fémur) par des implants prothétiques.

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale ou loco-régionale. Elle dure environ une heure.

Il existe des voies antérieures (cicatrice en avant) ou postérieures (cicatrice en arrière). Dans les 2 cas, nous utilisons des voies mini invasives, c’est-à-dire économes en section musculaires et ligamentaires, permettant d’avoir moins de douleurs, et une meilleure récupération en post opératoire.

Les surfaces articulaires sont coupées (cotyle et fémur) afin de préparer la mise en place de la prothèse de hanche. La prothèse peut être « collée » par du ciment (prothèse cimentée) ou revêtue d’os artificiel pour que l’os repousse directement sur la prothèse (prothèse sans ciment)(Fig 2).

Une cupule est fixée dans le bassin et une tige dans le fémur, une nouvelle articulation de hanche est alors créée entre les deux pièces par une tête sphérique (Fig 3). Cette cupule (ou cotyle) peut être fait en différent matériaux, chacun ayant des avantages et des inconvénients. Il s’agit en général de cotyle en céramique (durée de vie de l’implant la plus longue) ou de cotyle dit « double mobilité » avec un système de double tète qui s’articule (diminuant le risque de luxation). La tige au fémur est un alliage métallique, souvent de chrome/cobalt.

A la fin de l’opération, un anesthésique local est injecté dans l’articulation pour diminuer les douleurs post opératoires.

Fig 2 : Prothèse Totale de Hanche en vue 3D (gauche) et sur une radiographique (droite)
Fig 2 : Prothèse Totale de Hanche en vue 3D (gauche) et sur une radiographique (droite)
Fig 3 : cotyle double mobilité/ en céramique/ tige fémorale
Fig 3 : cotyle double mobilité/ en céramique/ tige fémorale

Quelles sont les suites post opératoire ?

Les chirurgiens de l’équipe UCORS sont très impliqués dans les protocoles de Récupération Améliorée Après Chirurgie (RAAC).

Cela comprend un parcours d’information des patients, des techniques de chirurgie mini invasive et d’anesthésies locales, des protocoles de rééducation rapide après chirurgie dans notre service dédié.

Le patient pourra être mis au fauteuil et levé, avec le kinésithérapeute du service, le soir même de l’intervention. La douche sera prise le lendemain. La marche avec des cannes béquilles sera débutée dans le couloir.

La durée de séjour en clinique est réduite : la sortie s’effectue habituellement entre le 2ème et 5ème jour post opératoire. Dans la majorité des cas, le retour se fait à domicile, permettant un retour plus rapide aux activités.

Des séances d’aide à la marche avec un kinésithérapeute vous seront prescrites à domicile pendant ces premières semaines. Les cannes seront lâchées à volonté selon votre aisance à la marche.